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Un papa et son enfant

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Voici trois actualités phares des semaines écoulées sur le front de la mixité…

1 – La popularité du congé paternité

Alors qu’un congé supplémentaire de naissance entrera en vigueur le 1er juillet, on peut se demander s’il répond à un vrai besoin sociétal, ou résulte d’une simple volonté politique… Les parents, et notamment les pères, souhaitent-ils réellement passer plus de temps avec leur nouveau-né ? La réponse est oui. Selon une étude de l’INED (Institut national d’études démographiques), le congé paternité est très plébiscité par les hommes. 81 % des pères prennent ce congé au-delà de la semaine obligatoire, et 59 % posent les 25 jours prévus par la loi. Un nombre croissant d’entre eux y a recours, et encore plus depuis son allongement.

Nul doute, donc, que le nouveau congé fera de nombreux heureux. Il permettra aux deux parents d’allonger jusqu’à deux mois chacun leur temps de présence auprès de leur enfant, simultanément ou en alternance.

2 – Le HCE alerte sur la menace masculiniste

Cette année, Le Haut Conseil à l’Égalité, qui fait l’état des lieux du sexisme en France, consacre son rapport à la menace masculiniste. Il distingue le sexisme « paternaliste » – faussement bienveillant, qui légitime une répartition hiérarchisée des genres – du sexisme « hostile », qui se traduit par le rejet des femmes et la légitimation des violences et discriminations contre elles. Celui-ci ne relève plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrit désormais dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives… 23 % des hommes et 12 % des femmes interrogés dans le cadre de cette étude appartiennent en effet à ce groupe ! Le HCE exhorte alors les pouvoir publics à agir, notamment par la régulation numérique, les réseaux sociaux permettant la diffusion massive de contenus masculinistes…

3 – La toxicité des réseaux sociaux avérée

Plutôt habituée à analyse des substance chimiques, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est cette fois-ci penchée sur un usage : celui des réseaux sociaux. Et TikTok, Instagram ou encore Snapchat sont eux aussi toxiques ! Au terme cinq années d’enquête, son rapport est formel : ces réseaux sociaux représentent un réel risque pour la santé des adolescents (11-17 ans). Conçus pour capter l’attention et maintenir l’engagement, ils agissent sur la vulnérabilité des jeunes. En effet, les algorithmes peuvent générer un « effet spirale », enfermant les jeunes dans des contenus parfois extrêmes, ou induire une perte de contrôle. Ils peuvent alors avoir un impact négatif sur la santé mentale et physique (baisse de l’estime de soi, dégradation du sommeil, symptômes anxieux et dépressifs) et amplifier les cyberviolences et le cyberharcèlement.

Pour limiter ces risques, la famille peut jouer un rôle important d’accompagnement. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la ressource TikTok : guide à l’usage des familles.