Découvrez les actualités de Janvier 2026

une femme levant la main avec écrit stop

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Voici trois actualités phares des semaines écoulées sur le front de la mixité…

1 – Un nouveau congé de naissance pour 2026

Une mesure très attendue. Voté en décembre dernier par l’Assemblée, un nouveau congé de naissance est entré en application ce 1er janvier. Annoncé en 2024 par Emmanuel Macron face à la baisse de natalité, ce congé s’ajoute aux congés maternité et paternité existants. D’une durée d’un ou deux mois, au choix du salarié, il peut être fractionné en deux périodes d’un mois. Une flexibilité qui vise à inciter les parents – notamment les pères – à le prendre, et ainsi permettre une meilleure répartition de la charge mentale entre les jeunes parents. La rémunération envisagée est bien plus avantageuse que celle du congé parental actuel : elle s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Elle doit encore être fixée par décret, cette mesure s’inscrivant dans le projet de budget de la Sécurité sociale.

2 – Comment Instagram musèle les organisations féministes

Une nouvelle forme de censure ? Depuis le 6 octobre, le groupe Meta (Facebook, Instagram) interdit toute publicité à caractère politique, électoral ou social. Si l’entreprise dit appliquer le nouveau règlement européen sur la transparence, elle se livre en réalité à un blocage des contenus traitant de politique étrangère, d’environnement, ou encore des droits des femmes. Résultat : les posts sponsorisés des militantes et des associations féministes sont totalement invisibilisés. Un véritable drame pour des structures très dépendantes des réseaux sociaux et qui lancent souvent des campagnes d’appel aux dons… Pour contrer ce phénomène, les militantes ont commencé à utiliser un lexique codé (le mot « viol » devient « vi0l » par exemple), et tentent de se développer sur d’autres plateformes, telles que Patreon ou Substack.

3 – Des féminicides invisibilisés

« Jeudi, 4 femmes ont été assassinées dans la même journée », dénonce Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, interviewée le 25 novembre à l’occasion la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. De professions, milieux sociaux et âges différents, les victimes qu’elle évoque n’avaient qu’un seul point commun : celui de vouloir quitter leur compagnon… La ministre fait un constat terrible : la lutte contre les féminicides est pour l’instant un échec, car il est encore possible que 4 féminicides aient lieu le même jour, et qu’ils soient traités par les médias comme de simples faits divers. Pour lutter contre cette invisibilisation, Aurore Bergé appelle à une véritable prise de conscience collective.