Voici trois actualités phares des semaines écoulées sur le front de la mixité…
1 – Combien de féminicides en 2025 ?
2025 fut une « année sanglante », selon Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des femmes. En effet, jusqu’aux derniers jours de décembre, le nombre de féminicides n’a cessé d’augmenter – la période des fêtes de fin d’année exacerbant souvent les violences conjugales et intrafamiliales…
Si les chiffres varient selon les méthodologies de comptage, ils indiquent tous une claire augmentation des violences : Féminicides par compagnons ou ex avance un total de 97 féminicides en 2025 (contre 94 en 2024), et #NousToutes en a dénombré 165 (contre 136 en 2023 et 141 en 2024).
Afin d’agir contre les violences intrafamiliales, le rapport À VIF propose un ensemble de mesures qui amélioreraient leur prise en charge judiciaire. Commandé par le garde des Sceaux, il préconise une réorganisation de la justice et la reconnaissance du caractère systémique et genré des violences. Il recommande notamment la création d’un Code des violences intrafamiliales et la formation obligatoire de tous les magistrats. Mise en œuvre à suivre…
2 – Faciliter l’accès à l’IVG de toutes les Européennes
S’il est désormais protégé par la Constitution en France, l’accès à l’IVG est encore très restreint, voire interdit, dans d’autres États européens. Il est en effet quasi-illégal à Malte et en Pologne, par exemple. C’est pourquoi le 17 décembre dernier, le Parlement européen a adopté un texte soutenant l’initiative citoyenne « Ma voix, mon choix« , qui vise à faciliter l’accès à des avortements sûrs à toutes les femmes de l’Union européenne. Cela permettrait par exemple à une Polonaise de se rendre en Allemagne pour un IVG, et les frais seraient pris en charge par un fonds financé par l’Union européenne et des États membres volontaires. La Commission européenne doit examiner la proposition d’ici le mois de mars, mais sans obligation de la transformer en loi…
3- Les discriminations dans l’emploi sont en hausse
Où en est l’égalité professionnelle ? Les nouvelles ne sont pas bonnes : entre 2016 et 2024, les discriminations dans l’emploi ont augmenté, selon le 18e baromètre du Défenseur des droits. Sur le lieu de travail, les propos ou comportements sexistes, racistes, homophobes ou handiphobes progressent : 34 % des salariés disent y être exposés, contre 25 % en 2016 ! Si cette hausse des déclarations traduit une dégradation de l’environnement de travail, elle est aussi le signe d’une prise de conscience de ce qui constitue une discrimination. Malgré cela, une victime sur cinq ne réalise pas qu’elle a subi une discrimination… Pour s’assurer de les connaitre, retrouvez l’Essentiel à savoir sur les 26 critères de discrimination reconnus par la loi.




